Pink Floyd : Free Gary McKinnon
We Can Change the World : Le pirate informatique, chasseur d´extra-terrestre Gary McKinnon, soutenu par le groupe Pink Floyd.
Etonnant, le groupe légendaire, Pink Floyd, se mobilise pour le pirate informatique britannique Gary McKinnon. Pour rappel, Les autorités américaines ont démandé l’extradition de cet internaute de 42 ans accusé d’avoir pénétré environ 90 systèmes informatiques appartenant au Pentagone, à la NASA et à d’autres agences gouvernementales américaines en 2001 et 2002. Des intrusions car McKinnon recherche des informations sur les E.T. et il persuadé que l’Oncle Sam cache la vérité.
Le guitariste de Pink Floyd a mobilisé Chrissie Hynde et Bob Geldof pour lui apporter son soutien. David Gilmour, le guitariste de Pink Floyd, est un ami de la famille McKinnon ontfait appel à Sir Bob Geldof pour la reprise d’une chanson très spéciale « Chicago/We can change the world » de Graham Nash. Pour les deux artistes, la solution ne peut venir que du président américain Barack Obama. Le duo a modifié le texte de la chanson originale, signée Graham Nash. On peut entendre Geldof chanter « les droits des autistes (…) qu’on rende sa vie à Gary« .
Pour sa défense, les avocats de Gary McKinnon ont indiqué qu’il était légérement autiste. Après avoir joué avec tous les recours en justice (Chambre des Lords, l’Europe,…) il se retrouve sans aucune possibilité. Il doit être extradé aux États Unis.
En mars dernier, c’est l´ancien leader du groupe POLICE, Sting, qui apportait son soutien à Gary McKinnon. Sting, rock star britannique, ancien leader du groupe Police, avait décidé avec son épouse Trudie Styler de soutenir le Forest Gump du numérique.
Pour McKinnon, tout a débuté en novembre 2002 [lire]. Gary se faisait arrêter par la police britannique avec comme accusation : piratage, espionnage et cyber-terrorisme. La justice américaine parlait alors de 900 000 dollars de dégâts (Trois ans plus tard, la justice ne parlait plus que de 700.000 dollars), une paille à la vue d’autres piratages ayant entraînés des millions de réparations. Il est accusé d’avoir copié des documents confidentiels, d’avoir fait planter 1 300 comptes appartenant à des militaires du district de Washington. Il avait été facilité dans sa quête par une faille Windows, la vunérabilité IIS.
Ce pirate, comme il en existe des centaines sur la toile, signait ses actes sous le pseudonyme de Solo. Il vivait à Wood Green, dans le nord de Londres. Il est accusé aujourd’hui d’avoir piraté entre 53 et 97 sites militaires, entreprises et NASA, en 12 mois. La justice américaine n’a d’ailleurs pas été tendre avec lui l’accusant d’avoir eu une conduite intentionnelle et calculée « de manière à influencer et affecter le gouvernement américains par l’intimidation et la force « .
Un extrait de We Can Change the World est à écouter ici.
(image : humour-canin.com)
