Nilda Fernàndez, nouvel album
C’est sur un bruit de mer et de cloches que s’ouvre le nouvel album de Nilda Fernàndez et très vite, en écoutant cette galette, me revient à l’esprit ce que me disait mon professeur de solfège : La musique est un bruit qui plait à l’oreille. Et pas de doute, le nouvel opus éponyme de Nilda Fernàndez et un bruit qui plait à la musique.
Douze titres que la voix de ce chanteur atypique mettent en valeur de bien belle manière. Plus rock avec « Places de l’Atlantique« , la guitare sèche venue de cet Espagne musical se fait toujours aussi présente, chantante, bref ca fait tapoter du pied des la première mesure. Un album qui s’est mis en place en septembre dernier, dans les studios Casa Della Musica, sur le port de Gênes. On comprend, du coup, ce soleil qui coule de ce retour. Quatre mois de boulot plus tard, en compagnie, entre autres, de la fameuse Squadra, de l’accordéon de Marcel Azzola ou encore Lionel Suarez, Nilda Fernàndez nous entraine dans son voyage, dans son retour.
A Paris, ce nouvel opus va finir son parcours initiatique et technique dans le célèbre studio de Berard Estardy. Un studio qui a vu passer sur ses bandes Joe Dassin, Claude François ou encore Nino Ferrer. Des lieux qui se fusionnent comme par magie avec ces lieux « Chaque fois, explique Nilda Fernàndez, c’est un exercice de style : il faut poser un cadre dans lequel tout doit rentrer. »
Le disque est à l’image de cet hispanique venu de Lyon. Il est riche d’images, un vrai Melting-pot(e) comme « Une berceuse qui finit mal » avec du Flamenco, un peu de son Irlandais, quelques goutes de Gitans… ou encore le gospel de « Où tu habites ». Bref, si le ska, le rock, les sons méditerranéens, le tout saupoudré de flamenco vous attirent pour vous réchauffer les oreilles, aucun doute, ne le laissez pas dormir, sortez ce disque de sa boite, dès le 8 janvier prochain.
De famille andalouse, Daniel (Son vrai prénom) arrive en France à l’âge de 7 ans. Il poursuit ses études en Espagne, où il travaille le flamenco. Après avoir enseigné l’espagnol pendant un an, il chante dans de petites salles autour de Lyon et de Toulouse. Son deuxième album, en 1987, révèle sa voix androgyne, et un titre qui sera repris par Miguel Bosé, « Madrid, Madrid ». C’est son album de 1991 qui lui apporte la célébrité, avec le succès de « Nos fiançailles ».
Il est élu meilleur espoir masculin aux Victoires de la musique en 1992, et l’album reçoit le Grand Prix de l’Académie Charles-Cros. En 1993, ses chansons « Sinfanaï retu » et « Marie-Madeleine » sont bien accueillies. En 1994, il part pour une série de récitals en Argentine où il chante un duo avec Mercedes Sosa. Il publie un roman, Ça repart pour un soliloque, en 1995. Entre 1996 et 1998, il fait ses tournées en roulotte. Il participe à l’album de Sam Mangwana. Son album de 1999, Castelar 704, met en musique des poèmes de Federico García Lorca, avec des guitaristes espagnols, après Paco Ibáñez. Après avoir rendu hommage à Gérard Manset en 1996 dans un album collectif, il reprend en 1999 des titres de ses chanteurs français fétiches : Léo Ferré, Barbara, Dutronc, Polnareff, Jane Birkin, Annegarn, sur l’album Mes hommages.
Mars 2007, il édite son deuxième livre, Les Chants du monde carnet de notes, édité en France aux Presses de la Renaissance.
Nilda Fernàndez… dans le texte (edition Harmonia mundi), sortira le 8 janvier. Nilda Fernàndez sera en concert le 26 janvier au Café de la danse et le 12 avril à La Cigale.

[...] prix : Le nouvel album de Nilda Fernàndez (sortie officielle début janvier [...]